États-Unis Cameron LNG

La récente révolution du gaz de schiste aux États-Unis a provoqué sur le territoire américain une forte baisse des prix du gaz et fait émerger des projets de liquéfaction tournés vers l’exportation. Le projet Cameron LNG en fait partie.

Un terminal reconverti en usine de liquéfaction
L’originalité du projet réside dans le fait que cette usine de liquéfaction va être construite sur un site industriel déjà existant : un petit terminal méthanier de regazéification a en effet été édifié en 2009 par l’industriel Sempra Energy, mais il n’a pas pratiquement jamais été utilisé car sa mise en service a coïncidé avec l’effondrement des prix du gaz sur le marché américain, dû au shale gas boom.

Il est alors devenu absurde d’importer du GNL sur le territoire américain, son prix étant beaucoup plus élevé que celui du gaz produit aux États-Unis.

Très rapidement, Sempra a donc décidé de transformer ce terminal en usine de liquéfaction du GNL et s’est pour cela tourné vers d’autres partenaires industriels : GDF SUEZ, Mitsubishi et Mitsui.

Mise en service Prévue pour 2018

Géolocalisation En Louisiane, près du Golfe du Mexique

capacité 12 millions de tonnes par an

Les étapes du projet
En 2012, GDF SUEZ a signé un accord avec Sempra, lui permettant de se devenir actionnaire à 16,6 % du projet et de bénéficier d’un tiers de la capacité de l’usine.

Celle-ci atteindra au total 12 millions de tonnes de GNL réparties sur 3 trains de liquéfaction – soit, pour le groupe français, 4 millions de tonnes de GNL.

Après les étapes préliminaires que sont les études d’ingénierie générale et le permitting (processus qui conduit l’agence américaine de l’énergie à donner les autorisations au projet, après études d’impact environnemental et consultations publiques), une décision finale d’investissement est intervenue en août 2014. Une joint-venture a été créée entre les opérateurs du projet et les travaux ont commencé.

Le chantier devrait se terminer en 2018, année au cours de laquelle les 3 trains de liquéfaction seront mis en service, les uns après les autres.

L’usine de Cameron permettra à GDF SUEZ de diversifier et sécuriser son approvisionnement en GNL pour répondre aux demandes de l’Europe et de l’Amérique Latine, et à celles, croissantes, de l’Asie.