Algérie Arzew

Usine de liquéfaction

Arzew, c’est le premier grand contrat gazier ! Cela se passe en Algérie, en 1962. Gaz de France et la SEHR (Société d’Exploitation des Hydrocarbures d’Hassi R’Mel) signent un protocole d’accord : l’usine de liquéfaction d’Arzew devra produire, pour le compte de la SEHR, le GNL destiné à la France et au Royaume-Uni à hauteur de 7 000 m3 par jour.

L’usine et son port méthanier sont mis en service en 1964. La CAMEL (Compagnie algérienne de méthane liquide), créée en 1960, a un capital à 50 % français et à 50 % anglo-américain. Elle est chargée de l’implantation à Arzew des installations de liquéfaction du gaz en provenance du gisement d’Hassi R’Mel pour le compte de la Sonatrach, société nationale algérienne créée en 1963.

Mise en service 1964

Géolocalisation Arzew, région d’Oran, Algérie

Capacité 1 million de tonnes de GNL/an

Entre 1976 et 1978, la construction d’une nouvelle usine de liquéfaction de gaz naturel, qui dépasse, en dimensions, toutes les usines existantes, est entreprise à Bethioua, près d’Arzew. Dans la foulée, Gaz de France et la Sonatrach, entreprise publique pétrolière algérienne, signent à Arzew d’importants contrats de coopération technique, dans le domaine de l’ingénierie, de l’exploitation et de la manipulation du GNL.

L’usine de liquéfaction de la Camel a été arrêtée en 2010 et démantelée depuis.

Cameroun Kribi

Usine de liquéfaction

Le Cameroun dispose de réserves de gaz importantes, estimées à 500 milliards de mètres cubes par la SNH (Société Nationale des Hydrocarbures). De quoi en faire un acteur important du marché international du gaz.

En 2008, GDF SUEZ a été sélectionné comme partenaire stratégique de l’Etat pour valoriser les ressources en gaz du pays aux côtés de la SNH. Le Groupe GDF SUEZ met à disposition du Cameroun ses compétences et ses ressources : leader mondial du gaz et du GNL, accès aux marchés mondiaux, expertise en montage de grands projets industriels et capacités de financement.

L’Etat a signé avec GDF SUEZ en décembre 2010 un Accord Cadre pour favoriser le développement du projet. Celui-ci consiste en une usine de liquéfaction de gaz d’une capacité de production de 3,5 millions de tonnes de GNL, située sur la côte sud du Cameroun et alimentée par un gazoduc sous-marin de 270 km reliant les gisements de gaz.

Mise en service prévue en 2021

Géolocalisation Région de Kribi, sur la côte sud du Cameroun

Capacité 3,5 millions de tonnes de GNL/an

Des pré-études ont confirmé la faisabilité technique et économique du projet. Des études plus détaillées sont actuellement en cours.

La décision finale d’investissement est prévue en 2017 pour une mise en service en 2021.

Norvège Snøhvit/Melkøya

Usine de liquéfaction

Le gaz est produit offshore à partir des champs de Snøhvit, Albatross et Askelaad. Il est acheminé par une canalisation sous-marine jusqu’à l’usine située sur l’île de Melkøya, dans la baie de la ville d’Hammerfest.

Cette usine, inaugurée en 2007, est gérée par la Statoil pour le compte de 5 compagnies, dont GDF SUEZ qui détient une participation de 12 % dans cette usine et dans la licence d’exploration-production.

Mise en service 2007

Géolocalisation Nord du cercle arctique, Norvège

Capacité 4,2 millions de tonnes de GNL, soit environ 9 millions de m3 de GNL

Égypte Idku

Usine de liquéfaction

En 2002, Gaz de France conclut avec EGPC, EGAS, BG et Petronas un contrat d’achat de GNL d’une durée de 20 ans, portant sur 4,8 milliards de m3 de gaz naturel en provenance de l’usine d’Idku, soit la totalité de la production du train 1.

L’année suivante, Gaz de France effectue la première livraison de GNL depuis l’usine égyptienne d’Idku jusqu’au terminal indien de Dahej.

Gaz de France est aussi actionnaire à hauteur de 5 % du train 1 de l’usine dont l’opérateur est British Gas.

Mise en service Mai 2005

Géolocalisation À l’est d’Alexandrie, en Égypte

Capacité 7,2 millions de tonnes de GNL, soit environ 15,6 millions de GNL pour les 2 trains

2010 voit l’inauguration d’une nouvelle route GNL vers le Pacifique.

Le BW GDF SUEZ Boston livre sa cargaison en provenance d’Idku au Chili en passant par le détroit de Magellan.

90 000 m3 de GNL sont déchargés dans les cuves du BW GDF SUEZ Brussels, méthanier affrété par GNL Mejillones (GNLM), co-entreprise à parts égales de GDF SUEZ et de CODELCO.

Actuellement, l’Égypte doit faire face à des besoins importants du marché domestique et à un sous-investissement dans le domaine de l’exploration-production. Aussi cette usine de liquéfaction souffre d’un manque dramatique de gaz pour pouvoir produire du GNL.

France Fos Tonkin

Terminal de regazéification

La construction du terminal méthanier de Fos-sur-Mer, futur Fos Tonkin, a débuté en 1970 et il a été inauguré en 1972.

Le terminal est conçu pour accueillir les méthaniers de nouvelle génération comme le Descartes d’une capacité de 50 000 m3. Le gaz algérien arrivera en grandes quantités pour alimenter le midi de la France ainsi que la région lyonnaise.

En 1986, le terminal méthanier de Fos Tonkin fête sa 1 500e livraison de GNL, une première mondiale ! Trois ans plus tard, il célèbre sa 2 000e livraison en 18 ans de service.

En 2005, Fos Tonkin renforce sa capacité pour atteindre 7 milliards de m3 de gaz naturel par an et s’équipe, en 2014, d’une station de chargement de camions-citernes en GNL.

Mise en service 1972

Géolocalisation dans les Bouches-du-Rhône, France, à 5 km à vol d’oiseau

Capacité 5,5 milliards de m3 de gaz naturel par an
(3 Gm3 depuis 2015)

Rencontre avec Gabriel Brusson, contremaître mécanique au terminal méthanier de Fos Tonkin
Au quotidien, Gabriel assure avec ses collègues, le maintien du terminal en état de fonctionnement, Fos Tonkin assurant en capacité environ 15 % de la production française en gaz naturel.

Avant l’arrivée du méthanier GDF SUEZ Global Energy, il vérifie que les bras de déchargement permettront bien de transférer le GNL du méthanier vers les réservoirs

France Fos Cavaou

Terminal de regazéification

Situé à Fos-sur-Mer, le terminal méthanier de Fos Cavaou bénéficie d’une capacité de regazéification de 8,25 milliards de mde GNL par an. Mis en service depuis avril 2010 et directement accessible par la mer aux dernières générations de très grands navires méthaniers (les Q-Max, navire de 345 mètres de long pouvant contenir jusqu’à 266 000 m3 de GNL), il constitue un point d’entrée majeur sur le marché français et européen.

Exploité par Elengy, le terminal méthanier de Fos Cavaou possède 3 réservoirs de stockage de 110 000 m3 chacun. Depuis 2010, le terminal a reçu plus de de 250 méthaniers dont un Q-Max qatari. Filiale de GDF SUEZ, Elengy est en charge de l’activité d’exploitation et de développement de terminaux méthaniers en France et à l’international.

Mise en service 2010

Géolocalisation dans les Bouches-du-Rhône, France, à 5 km à vol d’oiseau de Fos Tonkin.

Capacité 8,25 milliards de m3 de GNL/an

Fosmax LNG prépare une éventuelle augmentation des capacités du terminal pour pouvoir répondre à la demande des clients d’ici 2020 et sécuriser les approvisionnements en gaz naturel en Europe de l’Ouest.

Ce projet, intitulé CAPMAX, nécessiterait la construction d’un ou deux réservoirs supplémentaires pour atteindre une capacité de regazéification de 16,5 milliards de m3 de GNL par an.

France Montoir-de-Bretagne

Terminal de regazéification

Le terminal de Montoir-de-Bretagne est construit et mis en service en 1980 pour accueillir le gaz algérien produit à Bethioua et fourni par la Sonatrach à Gaz de France. Ce port méthanier de 68 hectares, équipé de 3 réservoirs de 120 000 m3 chacun, est en capacité de recevoir 10 milliards de m3 de GNL par an. En 1999, pour recevoir de nouvelles quantités de GNL nigérian, il bénéficie d’importants investissements techniques en matière d’accueil et de déchargement des navires mais aussi de regazéification, pour augmenter sa capacité d’émission de gaz naturel.

Première mondiale : en 2004, la cuve est vidangée pour des réparations d’équipements internes. La mise à l’air de la cuve permet de constater que la membrane cryogénique est dans un excellent état.

Récemment, le terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne a été le cadre d’opérations de transbordement inédites.

Le 7 août 2013, la société Elengy et le Grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire ont réalisé leur première opération de transbordement de gaz naturel liquéfié (GNL) entre deux navires méthaniers de grande capacité.

Mise en service 1980

Géolocalisation Bretagne, France

Capacité 10 milliards de m3 de GNL/an

Le 12 avril 2014, Elengy réalise à nouveau le transbordement d’une cargaison de GNL. En provenance de l’usine de liquéfaction de Snøhvit en Norvège, le GNL a été acheminé jusqu’à Montoir-de-Bretagne, pour y être transbordé dans un second méthanier pour une livraison finale en Asie.

Chili Mejillones

Terminal de regazéification

Ce terminal a été mis en service en 2010 avec une unité de stockage GNL flottant de 162 400 m3 (le BW GDF SUEZ Brussels) et des unités de regazéification terrestres, pour fournir aux compagnies minières du gaz en moins de 27 mois.

Le stockage flottant fut ensuite remplacé par un réservoir terrestre pouvant contenir jusqu’à 187 000 m3 de stockage de GNL. Ce réservoir d’un diamètre de 100 mètres et d’une hauteur d’environ 48 mètres est un ouvrage hautement technique, conçu avec plus de 500 isolateurs sismiques pour résister aux tremblements de terre les plus sévères. Il est de type « full containment » avec un réservoir interne en acier 9 % nickel.

Parallèlement, le débit de déchargement des méthaniers a été augmenté à 10 000 m3/h. Ce terminal présente une grande flexibilité opératoire permettant de fonctionner également sans émission pendant de long mois.

Mise en service 2010

Géolocalisation Mejillones, au nord du Chili

Capacité 5,5 millions de m3 de gaz par jour

La capacité d’émission de gaz (5,5 millions de m3 par jour) permet d’alimenter l’équivalent d’une ville de plus de 300 000 habitants pendant un an.

Ce terminal s’inscrit dans une stratégie long terme au Chili de diversification de son mix énergétique, de sécurité d’approvisionnement et de développement durable.

Uruguay Del Plata

Terminal de regazéification offshore

S’inscrivant dans la stratégie définie par le gouvernement uruguayen de diminuer les importations de produits pétroliers, et du développement des énergies renouvelables, le terminal offshore GNL del Plata est l’un des plus gros projets d’infrastructure du pays et contribuera à une importante transformation de sa matrice énergétique.

Mise en service Prévue pour 2016

Géolocalisation Punta Sayago, Uruguay

Capacité 10 millions de m3 de gaz naturel par jour

GNL del Plata pourra recevoir des méthaniers d’une capacité de 218 000 m3. Le transfert de GNL se fera au travers d’une jetée et de bras de déchargements. Il sera en mesure de regazéifier 10 millions de m3 par jour de gaz naturel et de stocker 263 000 m3 à long terme. Il comprendra une unité Flottante de Stockage et Regazéification (FSRU) ainsi qu’une jetée protégée par une digue de 1,5 km. C’est le méthanier regazéifieur GDF SUEZ Neptune de GDF SUEZ qui initiera les opérations, avant la livraison d’une nouvelle FSRU commandée à Mitsui OSK Lines. Il s’agira de la plus grande FSRU au monde.

Situé dans l’estuaire du « Rio de la Plata », ce terminal fait face à des défis en terme de construction (planning, conditions météo et offshore, sédimentation) et permettra une grande flexibilité en débit d’émission tout en ne rejetant pas de gaz à l’atmosphère.

États-Unis Everett

Terminal de regazéification

Cela fait plus de 40 ans que le terminal d’Everett est en activité. Situé à Boston, il est exploité par Distrigaz of Massachusetts. En 2000, il devient propriété de Tractebel, qui intègre le groupe SUEZ en 2002. En décembre 2010, il avait déjà accueilli 1 000 cargos de GNL : un record aux États-Unis !

Ce terminal fournit principalement du gaz en hiver dans la région de Nouvelle-Angleterre, lorsque la demande est forte et directement à une usine de production électrique.

Il dispose également de 4 postes de chargement camions pour distribuer du gaz sous forme liquide dans un rayon de 450 km à des clients qui n’ont pas accès aux gazoducs ou pour qui l’approvisionnement de gaz par canalisations n’est pas suffisant.

La capacité maximale de chargement est de 10 000 camions par an.

Mise en service 1971

Géolocalisation Massachussetts, États-Unis

Capacité 20,3 millions de m3 par jour

En 2013, GDF SUEZ, via sa filiale Distrigas, a ouvert une station pour alimenter en GNL carburant une flotte de camions, adjacente au terminal d’Everett.

Inde Kakinada

Terminal de regazéification

Depuis 2012, GDF SUEZ développe avec l’indien Andhra Pradesh Gas Distribution Corporation (APGDC), filiale de GAIL et de l’État de l’Andhra Pradesh, un terminal de regazéification de GNL d’une capacité de 3,5 millions de tonnes par an sur la côte Est de l’Inde, où il n’y a actuellement pas d’infrastructures d’importation de gaz naturel.

Début 2015, le projet s’est renforcé avec la signature par GDF SUEZ, Shell et APGDC d’un double accord portant sur l’implantation du terminal dans le port de Kakinada et sur la commercialisation du gaz regazéifié.

Kakinada est une ville de plus de 380 000 habitants située au bord du Golfe du Bengale et son port, bénéficiant déjà de la protection d’une digue, réunit des conditions favorables à l’implantation d’un terminal.

Mise en service Prévue pour 2016

Géolocalisation Kakinada, dans l'Andhra Pradesh, au Sud-Est de l’Inde

Capacité 5 millions de tonnes/an

Grande première en Inde : ce terminal GNL utilisera une technologie flottante de stockage et de regazéification (FSRU), avec une capacité de pointe de 5 millions de tonnes par an et la possibilité de doubler sa capacité.

« La participation du Groupe dans le projet Kakinada LNG confirme sa confiance dans le potentiel de croissance du secteur énergétique indien », a déclaré Lucas Hautvast, Président et CEO de GDF SUEZ Energy SAMEA

États-Unis Cameron LNG

Usine de liquéfaction

La récente révolution du gaz de schiste aux États-Unis a provoqué sur le territoire américain une forte baisse des prix du gaz et fait émerger des projets de liquéfaction tournés vers l’exportation. Le projet Cameron LNG en fait partie.

Un terminal reconverti en usine de liquéfaction
L’originalité du projet réside dans le fait que cette usine de liquéfaction va être construite sur un site industriel déjà existant : un petit terminal méthanier de regazéification a en effet été édifié en 2009 par l’industriel Sempra Energy, mais il n’a pas pratiquement jamais été utilisé car sa mise en service a coïncidé avec l’effondrement des prix du gaz sur le marché américain, dû au shale gas boom.

Il est alors devenu absurde d’importer du GNL sur le territoire américain, son prix étant beaucoup plus élevé que celui du gaz produit aux États-Unis.

Très rapidement, Sempra a donc décidé de transformer ce terminal en usine de liquéfaction du GNL et s’est pour cela tourné vers d’autres partenaires industriels : GDF SUEZ, Mitsubishi et Mitsui.

Mise en service Prévue pour 2018

Géolocalisation En Louisiane, près du Golfe du Mexique

Capacité 12 millions de tonnes par an

Les étapes du projet
En 2012, GDF SUEZ a signé un accord avec Sempra, lui permettant de se devenir actionnaire à 16,6 % du projet et de bénéficier d’un tiers de la capacité de l’usine.

Celle-ci atteindra au total 12 millions de tonnes de GNL réparties sur 3 trains de liquéfaction – soit, pour le groupe français, 4 millions de tonnes de GNL.

Après les étapes préliminaires que sont les études d’ingénierie générale et le permitting (processus qui conduit l’agence américaine de l’énergie à donner les autorisations au projet, après études d’impact environnemental et consultations publiques), une décision finale d’investissement est intervenue en août 2014. Une joint-venture a été créée entre les opérateurs du projet et les travaux ont commencé.

Le chantier devrait se terminer en 2018, année au cours de laquelle les 3 trains de liquéfaction seront mis en service, les uns après les autres.

L’usine de Cameron permettra à GDF SUEZ de diversifier et sécuriser son approvisionnement en GNL pour répondre aux demandes de l’Europe et de l’Amérique Latine, et à celles, croissantes, de l’Asie.